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« Dans une casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on |
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On peut résumer le phénomène à l'aide d'un diagramme appelé "diagramme de bifurcation". En abscisse, on place les différentes valeurs de k et en ordonnée les valeurs de P après un grand nombre d'années (itérations).
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Dans sa phase chaotique, le comportement du système est tout à fait imprévisible à long terme. Cette imprévisibilité est essentiellement due à la sensibilité du système aux conditions initiales. Un changement, si petit soit-il, dans les conditions initiales du système aura des conséquences totalement imprévisibles et complexes à long terme.
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Le météorologue Edward Lorenz, mathématicien de formation, fut un des premiers à constater ce phénomène au début des années 60. On l'appelle «effet papillon» et on le décrit souvent de la façon suivante : «un battement d'aile de papillon au Brésil est susceptible de déclencher beaucoup plus tard une tornade au Texas». La très faible perturbation créée par le vol d'un papillon pourrait en principe faire varier les conditions initiales du système atmosphérique et engendrer plus tard un changement climatique en un endroit quelconque de notre planète.
En biologie, on a longtemps observé ce phénomène dans des populations animales. Au siècle dernier, les trappeurs du Canada avaient constaté de grandes fluctuations dans la population des lynx. Plusieurs théories avaient alors été avancées avant que l'on pense à mettre en relation ces fluctuations avec celles obtenues sur des modèles semblables à celui que l'on vient de présenter. Il est maintenant classique d'expliquer les fluctuations des populations animales par l'effet d'un mécanisme déterministe simple reliant le nombre de prédateurs au nombre de proies. Ce mécanisme peut aboutir soit à des équilibres (populations stables), soit à des cycles ou à des évolutions chaotiques. Si on arrive à contrôler artificiellement le taux de reproduction d'une espèce animale, on peut constater tous les phénomènes que l'on vient de mettre en évidence.
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Les suites et les graphiques de cette page ont été obtenus à l'aide du logiciel Maple. Copiez les programmes (en rouge) sur une feuille de travail du logiciel et changez les paramètres indiqués.
P:=proc(i,nonnegint)
option remember;
Digits:=3;
if i<1 then .5;
else k*P(i-1)*(1-P(i-1));
fi;
end:
k:=3.1;# < entrez la valeur de k
seq(P(i),i=0..20);
Programme II (les graphiques)
graphique := proc(Po,k,n)
local i,d,P,f;
P := Po;
d := [[0,P]];
f := P ->k*P*(1-P);
for i from 1 to n do
P := f(P);
d := [op(d), [i, P]];
od;
plot(d,labels=["années","P"]);
end:
Po:=0.5;# < entrez la proportion initiale
k:=2.7;# < entrez la valeur de k
n:=20;# < entrez le nombre d'itérations
graphique( Po, k, n );
Programme III (le diagramme de bifurcation)
Valeurs:= proc(Table,xo,a,b,n)
local x,i,j,k;
j:=0;
for k from a to b by 20*(b-a)/(n-1) do;
x:=xo;
for i to 120 do;
x:=k*x*(1-x);
if i>100 then j:=j+1; Table[j,1]:=k; Table[j,2]:=x; fi;
od;
od;
end:
xo:=0.5:
a:=0:
b:=4:
n:=30000:
Table:= array(1..n,1..2):
evalhf(Valeurs(var(Table),xo,a,b,n)):
plots[pointplot](Table, symbol=POINT, color=green,labels=["k","P"]);
Programme IV (sensibilité aux conditions initiales)
iterplot := proc(Po,P1,k,n)
local i,d1,d2,P,f;
P := Po;
d1 := [[0,P]];
f := P ->k*P*(1-P);
for i from 1 to n do
P := f(P);
d1 := [op(d1), [i, P]];
od;
P := P1;
d2 := [[0,P]];
f := P ->k*P*(1-P);
for i from 1 to n do
P := f(P);
d2 := [op(d2), [i, P]];
od;
plot([d1,d2],labels=["années","P"]);
end:
Po:=0.3; # entrez la proportion initiale
P1:=0.300001; # entrez une nouvelle proportion initiale
k:=3.99; # entrez la valeur de k
n:=50; # entrez le nombre d'itérations
iterplot(Po,P1,k,n);